Étude Technique du NEW MODEL ARMY Santa Barbara

 

Le NEW MODEL ARMY Santa Barbara est un revolver à carcasse fermée, disposition qui permet le tir d’une plus forte charge de poudre. Il est bien évident qu’il faut respecter les limites maximales de charge de poudre noire indiquées par le constructeur ! On peut démonter le « Rémy » en 28 éléments avec un simple tournevis et une clé à cheminées. Normalement, le grain d’orge, le ressort du cliquet de rochet de barillet – aussi appelé « doigt élévateur » – et le canon ne se démontent pas. Le canon est vissé à force dans la carcasse dont il reste solidaire. L’axe de barillet se situe sous le canon, passe dans le canal central du barillet et est protégé par le levier de chargement.

 

 

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Le barillet comporte entre les cheminées des encoches dans lesquelles entre le chien à l’abattu pour éviter le départ du coup en cas de chute de l’arme ou de coup sur le chien ! De ce fait il serait le premier revolver à chargement par l’avant du barillet disposant d’un système de « sécurité ». Le barillet compte six chambres. Le grain d’orge était initialement monté sur queue d’aronde mais a ensuite été collé ou vissé. Le levier de chargement dispose d’un verrou à fourchette ce qui fait qu’il reste en place au tir.

 

Interaction des pièces mobiles

Une arme à feu doit toujours être considérée comme chargée. On doit toujours la maintenir dans une direction non dangereuse ou à au moins un mètre devant les pieds du tireur. On vise jamais un homme ni un animal, on ne les rend pas pour cible même d’exercice.

Déshuilez complètement le revolver est avant le chargement ! Avec le pouce on arme le chien jusqu’au premier cran. Dans cette position, la tension du grand ressort est partielle. En pivotant vers l’arrière, le chien pousse le cliquet de rochet vers le haut ce qui amène la première chambre du barillet en position de chargement. Dans le même temps, la tête du verrou de barillet a été effacée vers le bas ce qui libère la rotation du barillet. À présent on procède au chargement : d’abord la poudre, puis la bourre de feutre qui est tassée sur la poudre par le bourroir poussé en abaissant le levier de chargement. 

 

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Données de chargement frappées sur un canon.

 

C’est maintenant le tour de la balle qui doit laisser une mince collerette de plomb lors de l’enfoncement sous la pression exercée en abaissant le levier de chargement. Pousser fortement pour bien comprimer la poudre et la bourre avec la balle. Une fois enlevée la fine collerette, la première chambre est chargée. Pour éviter que le feu se communique aux chambres voisines au moment du tir, mettre un peu de graisse de vaseline entre la balle et la paroi de la chambre. On peut maintenant faire tourner le barillet sans nouvelle action sur le chien pour amener la chambre suivante en position de chargement. Une fois cinq des six chambres chargées, on peut placer les amorces sur les cheminées. À ce stade, il faut s’assurer de ce que l’amorce est fermement positionnée bien dans l’axe. Ne jamais essayer de tapoter les amorces. On peut maintenant diriger le revolver en direction des cibles et amener avec le pouce le chien jusqu’au cran de l’armé. Le chien est donc au cran de l’armé. Le grand ressort situé dans la poignée et maintenant complètement comprimé. Le mouvement du chien a à nouveau fait monter le cliquet de rochet et le barillet a tourné jusqu’à alignement de la cheminée en face de la position de frappe du chien. Dans le même temps l’arrêtoir de barillet a été libéré et son verrou est remonté dans l’une des encoches pratiquées dans le barillet ce qui bloque sa rotation. La détente comporte un ergot sur lequel agit le ressort de détente qui la ramène vers l’avant ce qui empêche une libération intempestive du chien. Le verrou de barillet est ramené en position par l’autre branche du même ressort. Le tireur va ouvrir le feu. Il vise la cible et presse sur la détente. La détente appuie sur le ressort bifide de la détente et du verrou de barillet dont chaque lame agit sur chacune des deux pièces. La détente libère le chien qui frappe l’amorce sous la pression du grand ressort. Sous le choc du chien, la composition d’amorçage détonne générant une étincelle qui pénètre dans la chambre par le canal lumière de la cheminée et met le feu à la charge de poudre. La poudre déflagre en générant une grande quantité de gaz qui pousse la balle de plomb dans le canon. Comme le canon comporte des rayures en spirale composées de sillons en creux séparés par ce qu’on appelle des cloisons, la balle de plomb prend un mouvement rotatif sur son axe de vol ce qui stabilise sa trajectoire. La balle de plomb atteint ainsi une précision qui permet de frapper le centre de la cible.

On peut reproduire le processus jusqu’à ce que le barillet soit vide. 

 

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